Ligue 1 - Juninho, "recrutement ambitieux", rêve d'Europe, Liverpool : Aulas est confiant pour l'avenir de l'OL

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LIGUE 1 - La tension était palpable dans l'auditorium du Groupama Stadium ce vendredi. A l'occasion de la présentation des trois recrues lyonnaises de ce mercato d'hiver (Dejan Lovren, Amin Sarr et Jeffinho), Jean-Michel Aulas et le board rhodanien ont fait un premier bilan et se sont montrés confiants et ambitieux pour la seconde partie de saison de l'OL.

"Le mercato de l’OL est une gigantesque thérapie de groupe"

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C'est une conférence de presse qui était très attendue par les suiveurs de l'Olympique Lyonnais. Moins de soixante-douze heures après la fermeture du marché des transferts, Jean-Michel Aulas, Vincent Ponsot et Bruno Cheyrou étaient de sortie pour évoquer la suite des hostilités pour le club rhodanien.
Alors que le mercato a été particulièrement agité, tant dans le sens des arrivées (Lovren, Sarr, Jeffinho) que des départs (Reine-Adelaide, Tetê, Toko-Ekambi, Faivre, Da Silva), le président s'est montré plutôt satisfait, malgré les inquiétudes de ses supporters. "C'est un recrutement ambitieux. C'est le mercato que nous voulions faire. Il y a eu un travail immense de renouvellement des effectifs depuis la saison 2020-2021."
C'est pourtant un sentiment d'urgence et de flou qui a bercé le mercato lyonnais. En quête d'une sentinelle, Laurent Blanc n'a pas été comblé malgré les rumeurs autour de Joao Gomes, Pathé Ciss ou encore Tiémoué Bakayako. "Pour Joao Gomes, contrairement à ce qui a été dit, on était en temps en heure. Le club du Rayo Vallecano n'a pas joué le jeu (pour Ciss)", s'est expliqué "JMA".
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La comparaison avec Liverpool, un horizon plus clair sous trois ans ?

Dans le dur en championnat, les Gones auront bien besoin de leurs recrues pour se redresser. Pas de quoi inquiéter pour autant le président Aulas qui est d'ailleurs sorti de ses gonds au moment d'évoquer la disette de 10 ans sans titre. "Je trouve la question très désagréable... Il faut du temps pour redresser les choses. J’ai fait des mauvais choix, on y travaille. Mais qui mieux que moi peut savoir ce qu’il faut faire pour retrouver le haut niveau ?"
Pour le boss lyonnais, la situation des septuples champions de France pourrait se rapprocher de celle de Liverpool. "Il faut avoir un peu de mémoire. Liverpool est actuellement neuvième (ndlr, en Premier League). Il arrive dans le cycle d'un club comme le nôtre d'avoir une mauvaise performance."
Si les travaux sont colossaux, un cap fixé sur trois ans, défini avec John Textor, a été fixé pour repartir sur de nouvelles bases. "On vise le haut du championnat de France et la plus haute place pour un cycle de trois ou cinq ans. Évidemment, on va essayer dès cette année de retourner en coupe d’Europe même si c’est un peu difficile en ce moment. (...) Sur un cycle de trois ans, on va déjà remplacer ceux qui n'ont peut-être pas ce fighting spirit. Ce n'est pas moi qui ai embauché ces joueurs…"
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"Il y a une panique générale à tous les étages à Lyon"

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Quelques piques, puis une main tendue envers Juninho

Comme à son habitude depuis quelques semaines, Jean-Michel Aulas a aussi conforté ses deux bras droits, Vincent Ponsot et Bruno Cheyrou, pas épargnés par les critiques ces dernières semaines. Un message aux allures de nouvelle pique déguisée à son ancien directeur sportif, Juninho, parti il y a plus d'un an. "Les gens en place sont de grande qualité. En partant de zéro en décembre 2021, on n'a pas redressé assez vite la tendance. Il faut du temps pour changer les choses…"
Mais le président lyonnais a cherché à éteindre le feu. "J'ai été ébloui par ce qu'il avait fait sur le terrain. Cet éblouissement m'a peut-être fait faire des bêtises. Au lieu de confier un équipement de footballeur hors norme, je lui ai confié un équipement de type costume-cravate de directeur sportif. Force est de constater qu’on n’a pas réussi ensemble La confiance était totale et si elle peut l'être encore demain, ça sera avec plaisir. Je ne l'ai pas eu récemment, je n'ai pas essayé. S'il y a une forte volonté, on le fera."
Englué en milieu de tableau, dixième à 11 points de Rennes qui occupe le premier strapontin européen, Lyon veut désormais relancer la machine après un début de saison plus que délicat. Le pompier est venu éteindre le feu dans la maison. Reste à savoir s'il a suffisamment apaisé le brasier et la colère qui sévissent entre Rhône et Saône.
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